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St Guthlac de Crowland : le guerrier médiéval devenu saint ermite

St Guthlac de Crowland : le guerrier médiéval devenu saint ermite



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Lorsque la plupart des gens pensent à ce que signifie être un saint, l'image qui vient à l'esprit est celle d'une figure bienveillante et gracieuse qui respire la sainteté dans chaque cellule de leur être, et que chaque parole et action qu'ils posent sont toujours au service de une cause sainte. Cependant, St Guthlac de Crowland est un saint inhabituel, celui qui s'est éloigné du chemin de la droiture pour passer sa jeunesse en tant que chevalier et guerrier, pour se tourner vers Dieu après avoir vu les erreurs de ses voies et avoir juré de vivre le reste de ses jours d'isolement en tant que moine ermite.

Alors, comment un guerrier médiéval, qui a fait carrière dans le meurtre et le pillage, peut-il devenir un homme dont la réputation de sainteté et de capacité à faire des miracles lui a valu le titre de « saint » ? Qu'est-ce qui pourrait inspirer un homme à tourner le dos au monde en faveur d'une vie de solitude et de difficultés ? Peut-être que le choix de St Guthlac ne semblera pas si étrange à ceux d'entre nous qui ont senti le poids des soucis du monde peser lourdement sur nos épaules et qui ont souhaité s'échapper. Son histoire peut nous rappeler que même ceux d'entre nous qui semblent tout avoir peuvent en fait manquer quelque chose en nous-mêmes, quelque chose qui ne peut pas être trouvé dans les choses terrestres.

Panneau de vitrail représentant St Guthlac de Crowland, dans l'abbaye de Crowland.

Un homme de gloire future est né

Guthlac est né en l'an 673, fils du noble Penwald de Mercie. Il descendait d'une ancienne lignée royale connue sous le nom des Iclings ou de la Maison des Glaces. La maison porte le nom d'Icel, l'arrière-petit-fils du légendaire Offa, roi des Angles, mentionné dans plusieurs poèmes épiques, dont Beowulf (à ne pas confondre avec le roi Offa de Mercie, qui régna de 757 à sa mort en 796) . Le nom de St Guthlac lorsqu'il est traduit en latin devient "Belli munus", ce qui signifie "récompense de guerre", il semble donc que le jeune noble ait toujours été destiné à la vie d'un guerrier.

La naissance du fils de Penwald a été annoncée par la manifestation de signes du ciel, selon le moine est-anglien, Felix, qui a écrit la biographie de Guthlac :

« Tiens ! les hommes virent une main de la plus belle teinte rouge venir du ciel ; et il tenait un jubé d'or, et fut manifesté à beaucoup d'hommes, et il se pencha en avant devant la porte de la maison où l'enfant était né.

Tout comme à la naissance de Jésus, des hommes sont venus de partout pour assister à ce miracle, et quand enfin l'enfant est né, une femme est sortie de la maison pour parler aux hommes réunis : « Soyez fermes et de bon cœur, car un homme de gloire future est né ici sur cette terre.

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Mis à part les présages divins, le fils d'un noble et héritier d'une lignée si puissante aurait dû faire de grandes choses dans sa vie. À l'époque médiévale, on croyait que la lignée et l'ascendance déterminaient le caractère d'un homme et que les vertus qui faisaient un bon guerrier étaient héréditaires. Si le père ou le grand-père d'un garçon était connu pour être un guerrier capable et courageux, alors il devrait l'être aussi. On pensait que le fait de ne pas afficher des valeurs et un comportement militaires appropriés indiquait un caractère intrinsèquement défectueux et une lignée entachée, ou dans le cas d'une personne née d'une bonne lignée, cela pouvait remettre en question sa filiation.

Le début de la Vie de St Guthlac de Félix. (Félix / )

St Guthlac garçon et adolescent : un jeune homme prometteur

Enfant, Guthlac aurait été vif d'esprit, obéissant à ses parents et à ses gardiens, n'aurait pas participé à de vaines paroles ou à des flatteries menteuses, et n'était pas « accro aux légèretés des garçons », mais était plutôt « innocent dans ses manières ». Voulant sans aucun doute peindre une image de Guthlac comme un enfant saint, Félix a très probablement ignoré les détails de ses années de croissance qui auraient été considérés comme moins sains.

Les guerriers médiévaux comme Guthlac ont commencé à s'entraîner pour une carrière militaire dès leur plus jeune âge. Le garçon apprendrait à marcher et à monter à cheval simultanément, et devrait être un cavalier pleinement compétent à l'âge de sept ans. Les jeunes garçons étaient élevés dans un environnement homosocial, ce qui signifie que tout ce qu'ils faisaient était toujours en groupe avec d'autres garçons ou hommes. Les repas étaient communs, de même que les zones de couchage, et les jeunes garçons étaient envoyés chasser ensemble en équipes. L'entraînement militaire était également dispensé en groupe afin de fidéliser le groupe, ce qui était la clé du succès d'une armée.

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Une fois la formation terminée à l'adolescence, un garçon pouvait devenir chevalier, un rite de passage à l'âge adulte. Mais avant de devenir un homme, un garçon doit faire ses preuves parmi ses pairs. Les compétences militaires et la disposition d'un guerrier étaient considérées comme intrinsèques à la masculinité à l'époque médiévale. Ainsi, pour prouver qu'il est un homme, il faut poursuivre des activités militaires, généralement sous la forme de combats réels ou simulés tels que des tournois.

Guthlac n'était pas différent. Ayant sans doute grandi en compagnie de nombreux hommes de combat dans la maison de son père, une fois qu'il a atteint l'âge de la virilité, il a été inspiré pour rassembler une troupe de ses compagnons et les diriger dans la poursuite d'activités viriles.

St Guthlac a été un féroce guerrier médiéval pendant neuf ans et pendant ce temps, il en a assassiné et pillé beaucoup, jusqu'à ce qu'il « voie la lumière ». ( art zef / Adobe Stock)

St Guthlac émerge et rend une partie de son butin

Selon les mots de Felix, la nature douce et innocente de Guthlac a soudainement changé à l'aube de la virilité :

« Pensa-t-il aux actes forts des héros et des hommes d'autrefois. Puis, comme s'il s'était réveillé du sommeil, son caractère a changé.

L'enfant divin, qui avait reçu de Dieu le don de la félicité éternelle, est maintenant devenu un guerrier qui se délecte de la violence et des effusions de sang : il fit beaucoup de massacres, tua et prit aux hommes leurs biens.

C'était la vie pour laquelle Guthlac avait été élevé, et malgré les scrupules éthiques de Felix, un changement soudain de disposition n'était pas la cause probable de l'ambition de Guthlac de devenir un guerrier. Il faisait simplement ce qu'on attendait de lui.

Là où l'histoire devient intéressante cependant, c'est qu'après neuf ans à mener cette vie de meurtre et de pillage, Guthlac semble avoir eu une révélation spirituelle soudaine, qui lui a fait ressentir des remords pour ses actes et l'a incité à rendre un tiers de tout. les biens qu'il avait volés.

Suite à cette révélation, Guthlac a ensuite reçu une vision divine dans laquelle il a perçu sa propre mort et l'absurdité d'une vie pécheresse, et il a donc fait le vœu à Dieu cette nuit-là que si sa vie était épargnée jusqu'au matin, il consacrerait lui-même au service de Dieu. Et c'est ce qu'il fit. Le lendemain, il informe sa troupe qu'ils doivent trouver un nouveau chef, puis part pour le monastère de Hrypadun (aujourd'hui Repton) où il prend sa tonsure et devient moine.

Le quadrilobe au-dessus de la porte ouest de l'abbaye de Crowland montre quatre scènes en relief de la vie de St Guthlac. (Thorvaldsson / CC BY 3.0 )

St Guthlac : un héros chrétien est né

Une vision de sa propre mort est certainement une raison puissante d'échanger la vie d'un guerrier médiéval contre une vie de solitude religieuse, mais à elle seule, elle n'est pas une raison suffisante pour déclarer quelqu'un saint. De nombreux nobles et membres de la famille royale à l'époque médiévale, après une vie de service militaire et de guerre, se sont retirés dans des monastères pour se repentir de leurs péchés et vivre le reste de leurs jours dans la prière et la contemplation paisibles. Peu, cependant, sont devenus des saints.

La violence de la guerre était reconnue comme un mal nécessaire pour permettre à la société chrétienne de prospérer en paix, mais qu'un guerrier se délecte de cette violence ou cherche à se venger par l'effusion de sang allait à l'encontre des enseignements de l'Église. Le code moral selon lequel un guerrier vivait était incompatible avec la morale chrétienne. On s'attendait à ce qu'un guerrier soit courageux, mais aussi assez sage pour ne pas être fier ou imprudent, et il doit toujours aller au combat virilité et sapienter , signifiant « virilement (avec courage) et avec sagesse. Un moine, en revanche, n'avait pas le droit de verser le sang d'un autre homme et devait vivre en paix, recevant la sagesse de Dieu plutôt que des autres hommes.

L'Église tolérait la violence nécessaire sans condamnation, mais était réticente à tolérer toute sorte de violence à moins qu'elle ne soit dirigée vers des fins spirituelles. De cette façon, les deux idéaux disparates pourraient être conciliés. Un guerrier qui a combattu au nom de Dieu et pour une cause chrétienne était digne d'estime aux yeux de l'Église, et ainsi est née l'idée d'un « héros chrétien ».

St Guthlac est présenté avec un fouet par St Bartholomew alors qu'il est tourmenté par des démons, une illustration de The Guthlac Roll.

Une guerre menée pour le Seigneur

La biographie de Felix dépeint St Guthlac comme le héros chrétien par excellence, le créant comme «un soldat du vrai Dieu» qui «a mené sa guerre pour le Seigneur». Les « batailles » spirituelles de St Guthlac sont systématiquement décrites par Félix avec des métaphores militaires, de manière à donner l'impression qu'il mène une guerre sainte : « afin qu'il puisse s'armer contre les attaques des esprits méchants avec des armes spirituelles, il prit le bouclier du Saint-Esprit, la foi; et se revêtit de l'armure de l'espérance céleste; et mit sur sa tête le casque des pensées chastes ; et avec les flèches de la sainte psalmodie, il a toujours tiré et combattu les esprits maudits.

Ainsi, la nature violente de St Guthlac est tournée vers une cause noble et chrétienne et ainsi il devient un homme digne d'être reconnu par l'Église. Il n'est pas encore, cependant, devenu digne de saint capot.

C'était il a choisi de mener sa guerre sainte qui a fait de Guthlac un saint. Deux ans après son entrée au monastère, à l'âge de 26 ans, Guthlac a décidé de quitter le monde et de vivre dans une solitude presque totale dans la nature sauvage des marais de Crowland.

Il a entendu d'un homme nommé Tatwine, d'une île particulièrement isolée que, bien que beaucoup aient essayé, aucun homme ne pouvait habiter à cause des « horreurs et peurs multiples », un endroit si solitaire et sauvage qu'aucun homme ne pouvait le supporter. Dès que Guthlac entendit cela, il dit au revoir à ses frères de Hrypadun (Repton) et partit dans un bateau, avec seulement deux serviteurs pour compagnie, pour s'installer sur l'île et vivre le reste de ses jours en ermite.

La Tentation de saint Antoine (gravure 1470 après JC) dans laquelle le moine chrétien Antoine le Grand affronte la tentation est son pèlerinage dans le désert, un peu comme les épreuves vécues par St Guthlac dans les marais de Crowland. ( acro-jeu / Adobe Stock)

St Guthlac : un saint homme du désert dans les marais

La décision de St Guthlac de se retirer du monde de cette manière peut apparaître comme excentrique aux sensibilités modernes, surtout pour un homme qui « avait tout pour lui » : un chevalier de la classe noble, issu d'une lignée royale distinguée, ayant réussi ses exploits militaires et un meneur d'hommes. Cela semble moins étrange si l'on considère qu'il participait à une tradition bien établie de moines qui vivaient un style de vie ascétique. Pendant des centaines d'années, des hommes et des femmes se sont isolés du monde, vivant dans l'isolement et l'auto-privation dans le cadre de la pratique de l'ascèse.

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Les ascètes d'origine résidaient généralement dans le désert, car ils venaient pour la plupart d'Égypte où la « nature sauvage » qui entourait leurs civilisations était faite de sable et de roche, et non de marais. Le plus célèbre de ces « pères du désert », comme on les a connus, était saint Antoine le Grand, qui vécut d'environ 251-356 après JC et s'installa dans le désert en 270-271. Parmi les autres pères du désert bien connus, citons St Siméon le Stylite, un ascète syrien qui a vécu pendant 37 ans au sommet d'un pilier au 5ème siècle, et St Paul l'Ermite, qui aurait vécu près de 100 ans dans une grotte près de Thèbes à environ en même temps que Saint Antoine.

Alors que St Guthlac ne vivait pas dans un désert littéral, il a néanmoins enduré l'auto-privation et la frugalité comme c'était la nature d'un mode de vie ascétique et ainsi son île dans les marais est devenue son «désert» métaphorique.

C'était un mode de vie dur, et Félix décrit les manières dont St Guthlac a montré sa foi dans sa détermination à endurer : vêtu de peaux… il n'a jamais goûté que du pain d'orge et de l'eau ; et quand le soleil se couchait, il prenait alors sa nourriture dont il vivait. Il ne se lavait qu'une fois tous les 20 jours et passait son temps principalement en prière.

St Guthlac n'était jamais vraiment seul pendant son séjour sur l'île, car il était toujours accompagné de ses disciples et serviteurs, et une fois qu'il est devenu connu qu'il possédait à la fois le pouvoir de prophétie et le pouvoir de guérison, des visiteurs sont venus de toute l'Angleterre pour le chercher. Même Aethelbald de Mercie, alors qu'il était encore un noble et en exil, est venu demander conseil au saint homme St Guthlac, qui a prophétisé qu'il serait bientôt couronné roi, et il l'était en l'an 716.

St Guthlac était un homme aux multiples visages, le fils du seigneur, le héros de guerre, le moine, l'ermite, qui mena une vie remarquable. Ses actes lui ont valu une immense renommée tout au long de la période médiévale et sa fête, le 11 avril, a été largement célébrée dans certaines parties de l'Angleterre pendant des siècles.

Sa vie peut également servir d'inspiration pour un lecteur moderne à bien des égards : un homme qui s'est trouvé insatisfait de sa vie, a fait des choix difficiles qui sont allés à l'encontre des attentes de sa société et a finalement trouvé la plénitude spirituelle et la paix en lui-même. Quoi de plus saint que cela ?


Les deux points d'intérêt historiques de la ville sont les ruines de l'abbaye médiévale de Crowland et le pont à trois côtés du XIVe siècle, Trinity Bridge, qui se dresse en son point central et était autrefois le confluent de trois ruisseaux. [2]

Vers 701, un moine nommé Guthlac est venu sur ce qui était alors une île des Fagnes pour vivre la vie d'un ermite. Sur les traces de Guthlac, une communauté monastique a vu le jour ici, qui a été dédiée à Sainte Marie la Vierge, Saint Barthélemy et Saint Guthlac au VIIIe siècle. [3]

Le toponyme 'Crowland' est attesté pour la première fois vers 745 après JC dans le Vita S. Guthlaci auctore Felice, réimprimé dans le Mémoriaux de Saint Guthlac publié à Wisbech en 1881. Ici le nom apparaît comme Cruglond, Crugland, Cruulond et Terre crue. Il apparaît comme Croiland dans le Domesday Book de 1086. Le mot "cruw" est censé signifier un coude, et se référer au coude de la rivière Welland à Crowland, qui était plus prononcé avant l'assèchement des fens. [4]

La ville de Crowland s'est développée autour de l'abbaye. Par une charte datée de 716, Æthelbald de Mercie a accordé l'île de Crowland, libre de tous services séculiers, à l'abbaye avec un don d'argent, et l'a laissé construire et clôturer la ville. Les privilèges de la charte ont été confirmés par de nombreuses autres chartes royales s'étalant sur une période de près de 800 ans. Sous l'abbé Ægelric, les marais ont été cultivés, le monastère s'est enrichi et la ville s'est agrandie, d'énormes étendues de terre étant détenues par l'abbaye au Domesday Survey. [3]

Les Chronique de Croyland (1144-1486), une source importante pour les historiens médiévaux, serait l'œuvre de certains des habitants du monastère. [5]

La ville fut presque détruite par un incendie (1469-1476), mais les locataires de l'abbaye reçurent de l'argent pour la reconstruire. En vertu de sa fonction, l'abbé avait un siège au parlement, mais la ville n'était jamais un arrondissement parlementaire. L'abbé Ralph Mershe obtint en 1257 l'octroi d'un marché tous les mercredis, confirmé par Henri IV en 1421, mais il fut ensuite déplacé à Thorney. La foire annuelle de la Saint-Barthélemy, qui durait à l'origine douze jours, fut mentionnée pour la première fois dans la charte confirmatoire d'Henri III de 1227. La dissolution du monastère en 1539 fut fatale au progrès de la ville, et elle sombra rapidement dans la position d'un village. Les terres de l'abbaye ont été concédées par Edward VI à Edward Clinton, 1er comte de Lincoln, dont ils passèrent la famille en 1671 à la famille Orby. [3]

En 1642, près du début de la guerre civile anglaise, les restes de l'abbaye ont été fortifiés et garnis par des royalistes sous le gouverneur Thomas Stiles. Après un court siège, il fut pris par les forces parlementaires sous le commandement d'Oliver Cromwell en mai 1643. [6] [7] [8]

La zone agricole environnante a subi d'importantes inondations en 1947, la rivière Welland et le réseau de drainage environnant ayant été submergés par l'eau de fonte. Une banque de défense contre les inondations, la Cisjordanie, existe toujours, formant le périmètre nord-ouest du village et le flanc est de la plaine inondable de la rivière Welland.

Le Great Northern and Great Eastern Joint Railway a traversé la partie nord-est de la paroisse jusque dans les années 1980. [9] Il passait près de De Key's Farm à l'est et de Martin's Farm au nord. La gare de Postland était près de Postland House. [ citation requise ]

Une circonscription électorale au nom de Crowland et Deeping St Nicholas existe. Ce quartier a une population totale prise au recensement de 2011 de 6 172. [dix]


Un moine nommé Guthlac est venu sur ce qui était alors une île des Fagnes pour vivre une vie d'ermite, et il a habité à Croyland entre 699 et 714. Suivant les traces de Guthlac, une communauté monastique a vu le jour ici au 8ème siècle. L'abbaye de Croyland était dédiée à Sainte Marie la Vierge, Saint Barthélemy et Saint Guthlac. Au cours du troisième quart du 10ème siècle, Crowland est entré en possession du noble Turketul, un parent d'Osketel, archevêque d'York. Turketul, clerc, y devint abbé et dota l'abbaye de nombreux domaines. On pense que, vers cette époque, Crowland a adopté la règle bénédictine. Au XIe siècle, Hereward the Wake était locataire de l'abbaye.

En 1537, l'abbé de Croyland écrivit à Thomas Cromwell, lui envoyant un cadeau de poisson : « ryght mekely besychinge yowr Lordshippe to accept the same fyshe, and to be gude and favorable Lord to me and my poore House. » [2] Malgré ces représentations, l'abbaye a été dissoute en 1539. Les bâtiments monastiques, y compris le choeur, les transepts et la croisée de l'église semblent avoir été démolis assez rapidement mais la nef et les bas-côtés avaient été utilisés comme église paroissiale et ont continué dans ce rôle.

Pendant la guerre civile anglaise, les vestiges de l'abbaye ont été fortifiés et placés en garnison par les royalistes en 1642 sous le gouverneur Thomas Stiles. Après un court siège, il a été pris par les forces parlementaires sous le commandement d'Oliver Cromwell en mai 1643. [3] [4] [5] et cela semble avoir été lorsque de sérieux dommages ont été causés à la structure de l'abbaye. La toiture de la nef est tombée en 1720, le mur principal sud a été abattu en 1744. Le bas-côté nord de la nef a été réaménagé et reste utilisé comme église paroissiale.

Crowland est bien connu des historiens comme le foyer probable de la Chronique de Croyland du Pseudo-Ingulf, commencée par l'un de ses moines et poursuivie par plusieurs autres mains.

L'église contient un crâne qui est identifié comme le crâne de l'abbé Théodore du IXe siècle, qui a été tué à l'autel par les Vikings. La relique était exposée au public jusqu'à ce qu'elle soit volée dans sa vitrine en 1982. Le crâne a été rendu anonymement en 1999.

John Clare a écrit un sonnet intitulé "Crowland Abbey", qui a été publié pour la première fois en Le souvenir littéraire pour 1828 et réimprimé dans son dernier livre, La muse rurale en 1835. [6]

L'abbaye possède un petit orgue à deux tuyaux manuels. Une spécification de l'orgue peut être trouvée sur le registre national de l'orgue à tuyaux. [7]

L'abbaye de Crowland aurait été la première église d'Angleterre - et parmi les premières au monde - à avoir un carillon ou un anneau de cloches (vers 986). Selon le Chronique de Croyland, l'abbé Egelric, décédé en 984, a fourni le son des cloches :

"Il fit aussi fabriquer deux grosses cloches, qu'il appela Bartholomew et Bettelm aussi deux de taille moyenne, qu'il appela Turketul et Tatwin et deux petites, auxquelles il donna les noms de Pega et Bega. Le seigneur abbat Turketul avait auparavant eu une très grosse cloche appelée Guthlac, et lorsqu'elle sonnait avec les cloches précédemment nommées, une harmonie exquise s'en dégageait et il n'y avait pas un tel carillon de cloches à cette époque dans toute l'Angleterre." [8]

Cependant, les histoires attribuées à l'abbé Ingulf du XIe siècle sont maintenant considérées comme des inventions du Pseudo-Ingulf au XIVe siècle, jetant ainsi le doute sur la charmante histoire de l'origine des cloches.

De manière moins controversée, les carillons des cloches actuelles ont été les premiers à être diffusés à la radio sans fil par la BBC le 1er novembre 1925. [9] À 90 pieds, la « traction » ou les cordes sont les plus longues d'Angleterre. [dix]

Le cimetière contient la tombe de guerre d'un aviateur de la Seconde Guerre mondiale. [11]


Abbaye de Saint-Guthlac et de Crowland

Monde Liminal

Politiquement, Crowland, était à l'origine situé à la frontière entre l'ancien royaume de Mercie et celui des Gyrwe, situé à la frontière ouest du Fenland, par Bede appelé la “regione Girviorum”.
Dans le Tribal Hidage, cette région était divisée en une partie nord et une partie sud, chacune évaluée à 600 peaux. La frontière était formée par la rivière Nene, qui allait de Peterborough juste au sud de Crowland jusqu'au Wash. Plus tard, en 749, Mercia a établi une hégémonie sur l'East Anglia, mais Guthlac n'a pas vécu pour en faire l'expérience. Néanmoins, il a peut-être ressenti l'empiètement de son ancienne vie sur son nouveau monde.

Géographiquement, le paysage offrait une liminalité fluide constamment recréée à travers les cours changeants des rivières et des ruisseaux à travers le fenland et dans le Wash. Au printemps, lorsque les rivières inondaient, les sédiments lourds provenant des érosions hivernales finissaient par coaguler les voies navigables et le canal. les cours d'eau le long de routes nouvelles et en constante évolution.

Socialement ce paysage était à peine vivable et bien qu'une amitié spirituelle se soit établie entre Guthlac et quelques fidèles, ce n'était au départ pas un site destiné à une communauté religieuse.
Ici, au carrefour de l'eau et de la terre, Guthlac essaierait de combler l'abîme entre son passé semi-païen (le tumulus), son ascendance guerrière (reflétée dans ses combats spirituels avec les Britanniques) et la nouvelle pensée chrétienne sur les gens et les lieux, qui était dans le creuset de Mercie (de l'économie guerrière basée sur les gens à la seigneurie basée sur la terre). Ce serait plus tard déballé en détail par son premier chroniqueur, Saint-Félix, qui a écrit son premier Vita peu après la mort du saint en 714.

Quatrefoil avec des histoires de la vie de St. Guthlac, Crowland Abbey. Source : Wikpedia D'après la lecture attentive de la vita, effectuée récemment par Lisa MC Weston, Guthlac était « selon les mots de Felix » négociant constamment les modèles de ces communautés et modes de vie passés et présents « le vieux guerrier » -monde et la nouvelle pensée monastique (chrétienne) de la seigneurie basée sur l'exploitation des ressources foncières et les nouveaux modèles et mentalités comportementaux et culturels qui l'accompagnent.

Au cœur de ce conflit se trouvait le mouvement entre deux cultures littéraires différentes - celle de l'ancienne poésie guerrière orale et le nouveau monde de l'alphabétisation et de la liturgie.

Surtout, cela s'est encadré dans son Vita à travers une série de batailles spirituelles nocturnes entre des démons de langue britannique et l'ermite nouvellement converti, leur jetant des versets de psaumes et d'autres écritures au visage.

La première nuit, il est appelé à combattre la tentation de retourner à son ancienne vie de guerrier et de héros potentiel. Dans la seconde il est tenté par les démons d'adopter une ascèse extrême et un jeûne immodéré. Enfin, la troisième nuit, il est diabolisé par de multiples monstres hurlants et effrayants essayant de l'entraîner dans les marais ou dévorant en mettant le feu à son ermitage tout en le soulevant sur des lances. Cependant, c'est à ce stade qu'il identifie les monstres comme une illusion car ils parlent la langue britannique de sa jeunesse et il est capable de les expulser au profit d'une existence solitaire austère.

Sur cette base, il est capable de transcender l'ancien monde et d'entrer de tout cœur dans le nouveau, jouant son rôle de miles Christi et conseiller divin du futur roi de Mercie, Æthelbald, qui a trouvé refuge auprès de Guthlac pendant son exil à l'est. C'est Æthelbald qui selon le Vita, a fondé un monastère à Crowland immédiatement après la mort du saint en 716. Au cours des 200 années suivantes, le culte a continué de croître et le monastère a été transformé en une abbaye bénédictine. La popularité du culte est attestée par une série de manuscrits survivants contenant le Vita de Félix ainsi que des réécritures poétiques ultérieures de sa vie et de ses actes. C'est au cours de ces réécritures que Guthlac a changé sa forme de guerrier spirituel solitaire et en un saint post-conquête plus ordinaire.

Abbaye de Crowland

Une impression d'artiste de l'abbaye de Crowland à la fin du Moyen Âge © L'abbaye de Crowland À l'heure actuelle, l'abbaye de Crowland est en partie une ruine. Il n'en reste pas moins un témoin fascinant de l'histoire locale des Fagnes au XIII e siècle.

Les vestiges du bâtiment actuel sont les vestiges d'un effort concerté d'Henry de Longchamp, l'abbé de Crowland de 1191 à 1236 et de ses successeurs pour reconstruire l'église après un incendie en 1179. Ils ont travaillé dur pour recréer Crowland comme un important centre de pèlerinage publier de nouvelles variantes de sa légende et faire de la vie du saint un élément central du schéma décoratif de la nouvelle église abbatiale. Cela en fit l'une des abbayes les plus opulentes et flamboyantes des abbayes d'East Anglian.
L'église abbatiale avait une nef à trois nefs couvertes de neuf travées et un chœur absidial de cinq travées. Il mesurait 83 m x 27 m. Dans l'état actuel des choses, seul le bas-côté nord est couvert et sert à l'église paroissiale moderne.

Cependant, une idée du schéma décoratif qui embellissait l'église se trouve sur la façade de la façade ouest encore debout. C'était autrefois de couleurs vives. Juste au-dessus des arches de la porte se trouve un quadrilobe illustrant la version haut-médiévale et plus placide de Guthlac. Maintenant, l'accent était mis sur les accessoires traditionnels d'un saint médiéval typique : guérisons miraculeuses, livres, bâtiments, etc.

Exactement le même changement peut être discerné à travers une exploration minutieuse du soi-disant rouleau de Guthlac, qui souligne le saint construisant une chapelle - quelque chose que les premiers Vita ne mentionne pas du tout. Au lieu de cela le Vita nous dit que Guthlac a transformé un tumulus ou un tumulus en ruine en sa cellule ascétique rustique. Ainsi, Guthlac est devenu, selon les mots de John Black, principalement le défenseur d'une fondation religieuse dans ses combats pour conserver ses possessions et son pouvoir.
À l'intérieur de l'église se trouve un petit musée racontant l'histoire de Guthlac et de l'abbaye de Crowland.


Mon Albion

C'est un article très intéressant ! Il y a un article utile de George Henderson (The Imagery of St Guthlac of Crowland dans 'England in the Thirteenth-Century', ed. WM Ormrod (Woodbridge, 1985)) qui parle des différences entre les iconographie du rouleau de Guthlac et de la Vita de Felix - par exemple, le fléau avec lequel Guthlac chasse les démons, qui lui a été donné par Saint-Barthélemy, n'apparaît pas dans la première hagiographie mais figure en bonne place dans diverses représentations ultérieures de Guthlac, notamment le sceau de l'abbé de Crowland. Savez-vous s'il est courant que les ermites combattent les démons avec de telles armes ?

Merci et merci pour votre conseil de lecture ! J'ai découvert Guthlac pour la première fois en étudiant le Missel Lytlyngton de Westminster du XIVe siècle, où j'ai remarqué qu'il partageait plusieurs articles liturgiques avec Edward le Confesseur, et j'aimerais vraiment en savoir plus sur lui. Merci encore!

Malheureusement, je connais très peu de choses sur les saints ermites. Mon domaine d'expertise (bien que je ne m'appellerais pas un expert) est celui des saints royaux et ils sont complètement différents, malgré l'embrassement mutuel de l'humilité et - en particulier dans le cas d'Edouard le Confesseur - le dédain paulinien pour les choses du monde. Par conséquent, je ne sais pas si d'autres saints ermites ont également pris les armes, pour ainsi dire, contre leurs bourreaux. Je pensais que la victoire dans ces cas était généralement obtenue par l'endurance plutôt que par une opposition active, mais il serait très intéressant de faire une vaste étude comparative de l'iconographie des saints ermites.


Qui était St Guthlac ??

Guthlac à l'abbaye de Crowland, avec un diable à ses pieds

Le 11 avril est l'anniversaire de la mort en 714 de St Guthlac, un soldat qui prit la vie d'ermite à Crowland dans les marais du Lincolnshire, et devint par la suite l'un des saints les plus importants de l'Angleterre anglo-saxonne. Guthlac est né dans une famille noble de Mercie et a commencé sa vie comme n'importe quel autre noble anglo-saxon. orné comme ça. Inspiré par « les actes vaillants des héros d'autrefois, selon son biographe Félix, Guthlac a combattu dans l'armée du roi de Mercie et a passé sa jeunesse à la tête d'une bande de guerre. Et puis un soir, vers l'âge de vingt-quatre ans, il se coucha en ruminant ses soucis habituels :

Quand.. Guthlac était secoué par la tempête au milieu des nuages ​​sombres de l'obscurité de la vie et au milieu des vagues tourbillonnantes du monde, il abandonna une nuit ses membres fatigués à leur repos habituel, ses pensées errantes étaient comme d'habitude en train de contempler avec anxiété les affaires des mortels dans méditation sérieuse, quand soudain, merveilleux à dire, une flamme spirituelle, comme si elle avait transpercé sa poitrine, se mit à brûler dans le cœur de cet homme. Car quand, l'esprit éveillé, il contemplait les morts misérables et les fins honteuses des anciens rois de sa race au cours des siècles passés, et aussi les richesses éphémères de ce monde et la gloire méprisable de cette vie temporelle, alors en l'imagination se révéla à lui la forme de sa propre mort et, tremblant d'angoisse à l'issue inévitable de cette brève vie, il s'aperçut que son cours allait chaque jour vers cette fin. Il se souvint en outre qu'il avait entendu les mots : " Que votre fuite ne soit pas en hiver ni le jour du sabbat. , s'il vivait jusqu'au lendemain, il deviendrait lui-même un serviteur du Christ.
La Vie de Saint Guthlac de Félix, trad. Bertram Colgrave (Cambridge, 1956), pp.81-3.

“He contemplated the wretched deaths and the shameful ends of the ancient kings of his race in the course of the past ages, and also the fleeting riches of this world and the contemptible glory of this temporal life” – in other words, he lay in the dark and thought about the chief theme of Anglo-Saxon heroic poetry, which is that earthly glory is splendid and beautiful but is always passing into nothingness.

What stories did he reflect on, if Felix’s description has any basis in reality? It would be wonderful to know. Perhaps the tales of his ancestors in the tribe of the Guthlacingas, or the kings of the royal line of Mercia – but those stories are all lost to us, and we can only speculate. Whatever it was, the sudden awareness of death brought about a great change in Guthlac: he gave up his military life and became first a monk at Repton and then a hermit at Crowland, exchanging battles with the king’s enemies for fierce struggles against demons. His story was vividly brought to life by a later Crowland artist, working probably at the beginning of the thirteenth century, who produced a series of pictures illustrating Guthlac’s life on a long roll of parchment (now British Library Harley Roll Y. 6). Above is Guthlac bidding farewell to a soldier’s life then we see him receiving the tonsure at Repton:

The Crowland artist has fudged the truth here in showing Guthlac receiving the tonsure from a bishop Repton was a double monastery (i.e. for men and women) under the rule of an abbess, and the Life is clear that Guthlac received the tonsure under Abbess Ælfthryth. I wrote about Repton, still a fantastically evocative place for imagining Guthlac’s Mercia, here. (Right)

Then left we see Guthlac, looking pensive, arriving at Crowland in the wilds of the Lincolnshire fens, on St Bartholomew’s Day 699:

(Compare the same scene rendered in stone at Crowland). Guthlac established a hermitage for himself in an earthen mound, and there he underwent many trials, including being assailed by devils which were vividly imagined by the Crowland artist:

He overcame the devils with the help of St Bartholomew, his patron, and became a miracle-worker and counsellor to kings. You can see illustrations below.

After he died and was buried at Crowland, a monastery was later founded at the site of his hermitage. As well as the Life written by Felix, there are two Old English poems about him, and a post-Conquest account, produced by Orderic Vitalis at the direction of the monks of Crowland, who were ever enthusiastic workers in Guthlac’s cause. This is what Crowland Abbey looks like today, a magnificent structure even now it’s half in ruins:


Venerable Guthlac of Crowland, Wonder-Worker

St. Guthlac of Crowland (c. 673-714) is one of the greatest hermit-saints of the early English Church and is considered to be the most popular pre-Norman English saint after St. Cuthbert. Orthodox Christians call him &ldquothe English St. Anthony the Great&rdquo. Crowland Abbey Church, situated in the quiet village of Crowland in Lincolnshire close to the Cambridgeshire border in the district known as the Fens&mdashthe site of ascetic life of Guthlac&mdashattracts Orthodox and other Christian pilgrims every year. The Fens is a low, flat area of parts of present-day Lincolnshire, Cambridgeshire and Norfolk, formerly well-known as a dominantly marshy region, though the swampland was reclaimed chiefly from the 17th to 19th century.

As is generally known, numerous desert fathers in ancient times, especially in Egypt, lived in deserts. However, the hermits of the British Isles chose small islands, shores, cliffs, sometimes forests, mountains and hills as their &ldquodeserts&rdquo as Britain does not have natural deserts. Guthlac was unique even for English saints as he preferred to live as a hermit, surrounded by dangerous and impassable bogs and swamps from all sides. His spiritual labors and experiences in all respects resembled the life of the venerable monks of the Egyptian deserts.

St. Guthlac and his sister St. Pega

The birth of the great hermit Guthlac was accompanied by marvelous miracles. The parents and all the relatives felt that this child would surely become a man, great in the eyes of God and in the eyes of men. Guthlac was an obedient boy he avoided all the usual childish games and pranks or idle talks. He grew into a very clever adolescent, his face always shone with a particular spiritual joy he was innocent in all his activities. However, with time his temper changed very radically: he became more and more inspired by deeds of contemporary heroes and those of the old times. A sort of belligerent mood awoke inside him. It was said that at that time Guthlac for some time served in the Mercian army. At the age of 15 Guthlac formed his own gang and together with other youths gave himself up to banditry, robbery, bloody raids on neighboring settlements and other horrible crimes.

He and his band then became a real plague for the surrounding districts and their population. He spent about nine years in such grave crimes and brigandage until one day he suddenly remembered about the Lord and a very strong awe and fear of God appeared in his heart. As was the case with many other former thieves who, realizing their way of life, repented and served the Lord and people for the rest of their lives, Guthlac was spiritually transformed, confessed all his previous sins to God and firmly decided to be His faithful and ardent servant. He gave back all his loot to the people and called upon his gang members to do the same. After that, following the Lord&rsquos revelation, Guthlac came to the double Monastery of Repton in the present-day county Derbyshire which was in Mercia. He wished to start serving Christ as a monk there.

At that time the monastic house was ruled by Abbess Aelfrith. Guthlac was tonsured and lived for around two years there. This monastery was the burial place of many members of the Mercian royal family. It existed for many years afterwards and was connected with several other important saints. The Abbey Church of St. Wistan with its early English crypt and the abbey ruins in the village of Repton are a site of pilgrimage to this day. Guthlac lived at Repton in extreme abstinence. First the brethren were not very friendly with him because he totally refused any alcohol drinks but then, seeing his genuine ascetic life, love and kindness, they became his close spiritual friends. In Repton Guthlac soon learned the whole Psalter by heart. He studied the Gospel and teachings of the Holy Fathers very thoroughly and zealously practised everything he found in their instructions. Once he read the Lives of the Egyptian desert fathers he began to have a strong and fervent desire to imitate their way of life in order to be closer to Christ Whom he loved most of all. So the saint resolved to live alone in the wilderness, somewhere in the back of beyond. With the blessing of the holy elders the ascetic began to search for such a place.

He found some local people in the Fens and one of them, named Tatwine, showed him a small, uninhabited isle right in the middle of this extreme swampy region. Also Tatwine told Guthlac that nobody had been able to live there because of hordes of evil spirits, or demons, who dwelt there. Guthlac at once felt that it was his calling to live on that very spot and to struggle with these demons there in the Name of the Savior. So at the age of about 26 Guthlac settled on this tiny and dangerous isle, called Crowland, and he stayed there as a true hero, the warrior of Christ, for the remaining 15 years of his life. By Divine providence, Guthlac arrived on Crowland on the feast-day of the Holy Apostle Bartholomew (August 25) and this saint from that time became his main patron.

The hermit had numerous temptations and harsh tribulations during his life on that isle. The wretched spirits vexed him for years until he once finally drove them away from the isle. It is supposed that these were also attacks made by local Britons who had taken refuge in the Fens and who wanted to make Guthlac leave Crowland. The saint usually won his battles against the temptations by the sign of the cross, by reading the Psalter, especially Psalm 90, and by petitions for &ldquoemergency&rdquo help to his patron-saint, St. Bartholomew. Among his most frequent temptations were despair, the memory of his former sins that &ldquowould never be forgiven him&rdquo and the memory of the outside world&mdashwith much courage he struggled with all these thoughts and every time with the help of God was the winner. Many times angels appeared to him for consolation and in the final years of his life an angel descended to his cell every night and conversed with him till the morning.

Here are several examples from the Life of Guthlac illustrating his warfare with the demonic powers. Once two demons appeared to him and spoke with the hermit in a very friendly way, though flattery and meaningless instructions were seen in their words. By these sly speeches they intended to deceive the hermit and to lead him into self-delusion. They said how they honored his self-denial and hard labors for the sake of Divine service. They also recommended him to fast six days a week and to relax his fasting and rest more on the seventh day. The saint, ignoring them, cried to the Lord imploring Him to protect him: and the demons disappeared like smoke.

Another time Guthlac was praying in the quiet of the night. Suddenly a multitude of wretched spirits approached him. Their appearance was indescribably ugly, they uttered horrifying and terrible noises and soon they filled up all his dwelling. The demons then seized the man of God and grabbed him to the bog and dipped him into the dirty water. Then they threw him into a thicket of brambles so his body was all bleeding. The saint prayed unceasingly and relied on the help of God. Then they beat him with iron bars and commanded him to go away from that island forever. But Guthlac did not heed their threats and pledged to remain there despite their attacks. After that the demons on their ugly wings raised him high up into space where he felt cold and dark. Next he felt that they threw him into hell where there was only fire, torture, suffering and thousands of demons. There he saw how evil spirits tormented the souls of unrepentant sinners and they were about to start tormenting him as well. The holy man exclaimed that he was not afraid of the cursed spirits but he was waiting only for the will of God, his only Master. Suddenly the Holy Apostle Bartholomew appeared before him and the demons scattered like dust. With the help of the apostle the saint was returned to his cell where angels sang him wondrous songs.

One day in the middle of the night demons burst into the saint&rsquos hut and set it on fire (with a phantom fire). The next moment they started beating the ascetic with spear points. Guthlac immediately started singing the verses from the Psalter and the demons vanished with their fire. In the next case, as the man of God was reading his evening prayers he suddenly heard the lowing and roar of wild animals. He then saw hideous creatures that resembled beasts and snakes that were drawing near him. A lion&rsquos muzzle threatened him with its fangs, then something like an enraged bull with a bear&rsquos head followed it. All of them howled and grunted very loudly. The soldier of Christ armed himself with the shield of faith and with the sign of the cross made all these demonic powers run away.

Finally, peace came and following many years of struggle the tempters left that site forever and the place since then became holy. As a reward for his tireless and fearless labors for the glory of the Lord, Guthlac was granted with great wisdom, the spirit of prophecy, clairvoyance, and ability to heal many diseases and to expel demons from possessed people. His Life tells stories how Guthlac saw the future as if it were the present saw the events that were occurring at a great distance from him saw the thoughts and intentions of hearts of many people was a very close friend to wild animals - beasts, birds and fishes - he always supported, fed and protected them and the nature, in return, served him as its master.

With time the fame of Guthlac, the extraordinary great ascetic and man full of the grace of God, spread all over Mercia and finally all England. Though the saint never left Crowland several other ascetics and future saints became his disciples. More and more people flocked to his hermitage: the young and old, the sick and suffering, poor and rich, peasants and nobles: all flocked to Guthlac and received bodily and spiritual healing, good advice, and consolation. Sinners received heartfelt instructions and changed their way of life. The names of the closest disciples of Guthlac are Cissa, Bettelin (both of them were locally venerated as saints), Egbert and Tatwine.

The story with St. Bettelin (also known as Beccel) is remarkable. As a priest Bettelin decided to come to Guthlac of whom he had heard very much and to ask his permission to stay with him forever on the island as his servant. But due to his spiritual weakness the priest was caught by the wretched spirit and decided to kill Guthlac, thinking that in this case he would abide in his dwelling and the faithful would venerate him instead. But the vicious thoughts of men were open to Guthlac and when Bettelin came up to him the saint said the first: &ldquoWhy have you, dear brother, allowed the evil spirit to conquer your mind? You have been deceived by him. Turn away from these artful designs and perfidious tricks of our common enemy&rdquo. Bettelin repented and in tears promised always to listen to the saint&rsquos words and the saint forgave him and kindly promised to guide him.

Guthlac&rsquos life recounts that two ravens used to live on Crowland and they much vexed the saint because they stole many small objects and (unlikely other creatures) did not listen to his commands. But Guthlac accepted their behavior with humility, showing the example of patience. Once a certain monk came to Guthlac and, having made notes on paper, left. Soon he returned but did not find the paper. The saint realized that they had been stolen by the ravens. He suggested the monk take a boat and row towards a tiny lake, while himself he prayed. The monk reached the lake and found his paper safe, lying among the thicket of reeds, as if someone had purposely placed it there.

Another time an ascetic called Wilfrid together with the future king Ethelbald of Mercia decided to pay a visit to Guthlac. Arriving at Crowland, they left Wilfrid&rsquos gloves in the boat. After sweet conversations on spiritual themes Guthlac asked them whether they had left anything in the boat, knowing already that one of the ravens had taken the gloves. The guests confirmed this and when they left his cell they saw the raven sitting on its roof with one glove in its beak. Guthlac commanded it to obey and the bird let it fall on the ground. Meanwhile three other guests arrived by boat and passed Wilfrid his other glove saying that a raven had dropped it as they were sailing nearby.

A stained glass of St. Guthlac

There lived a very pious youth who honored and helped his parents. But a wretched spirit got into him and the lad went mad. The wicked spirit seized his mind and will so the young man scratched and bit himself and tried to attack anyone who approached him. His family members tied him up and took him to a certain monastery where elders prayed for him for very long, but to no avail. Frustrated, the people did not know what to do. At that time someone told them that among the marshes, in Crowland, there lived a holy monk named Guthlac whose fame as wonder-worker spread far and wide. With great difficulty, but with hope for Divine protection, they took the young man to Guthlac. The man of God prayed in his chapel above the possessed youth for whole three days and in the end, sprinkling him with holy water, delivered him from the evil spirit forever.

Another man named Ecga also suffered a great deal from the unclean spirit. His state was so bad that he did not even understand what was happening to him. His kinsmen took him to Guthlac. The latter met them with Divine love, girded the sick man with his belt and the demon left him in the same minute. One day an abbot who was Guthlac&rsquos spiritual friend decided to visit him. Two monks from his monastery joined the abbot but on the way they asked him to permit them go and do one very important and urgent thing. When the abbot was conversing with Guthlac, the latter unexpectedly revealed him that his monks were not engaged in a pressing matter, but were visiting a widow with whom they drank strong alcoholic drinks.

On his return to the monastery the abbot asked the two monks what they had done and then put them to shame when they declined to confess. The monks prostrated themselves in tears and sincerely asked forgiveness. Another day two monks went to see Guthlac and before arriving decided to hide two flasks with beer that they carried under the grass. The saint greeted them with fatherly love, gave them instructions on salvation and then genially asked them: &ldquoWhy did you hide the flasks with beer under the grass and did not bring them with you?&rdquo Ashamed, the monks bowed to him and asked for his blessing.

A man named Offa once decided to come and see Guthlac. While he was making his way through a thicket in the darkness a large thorn penetrated his foot. The foot began to swell badly and the man with great difficulty limped to the hermit&rsquos island. Guthlac saw him and immediately gave him clothes to put on. As soon as Offa had done this, the thorn came out of his foot and flew away a great distance. Receiving spiritual consolation, Offa departed joyful and healthy. Once a bishop named Hedda who venerated Guthlac very much decided to visit him and offer him ordination to the priesthood. One of Hedda&rsquos companions, an intelligent young man, during the journey boasted that he would come and (using his knowledge and experience, received among holy men in Ireland) find out whether Guthlac was a true servant of God or not, whether he worked miracles through the powers of Holy Spirit or the power of Satan.

When Hedda arrived, they started talking and were soon impregnated with the vivifying power of the Gospel. Guthlac was so eloquent and wise and the spiritual light of Christ shone in him so brightly that it seemed to everybody that not a man, but an angel was speaking in front of them. Hedda implored Guthlac to accept his offer to become a priest and Guthlac agreed, saying that it was the will of God that he should serve Him in the altar. During the common meal Guthlac suddenly addressed the above-mentioned young man and said: &ldquoWhat will you say, brother, regarding the priest of whom you pledged to find out whether he was good or bad?&rdquo The young man prostrated himself in front of the saint weeping and Guthlac embraced him as a sign of forgiveness. Thus, Guthlac was ordained priest.

Shortly before his repose Abbess Edburga of Repton (whose relics were later translated to Southwell Minster in Nottinghamshire) who loved and venerated Guthlac sent him a shroud and a leaden coffin that she had prepared herself. She implored him to accept these gifts for Christ and she also asked him, knowing his prophetic power, to reveal who would be the following abbot of Crowland after him. Guthlac with humility accepted her gifts and predicted that the next abbot would be a man who then was still among the pagans but who was destined to come shortly and take baptism (he meant St. Cissa)&mdashand this prophecy was fulfilled in due time.

Not long before Guthlac&rsquos repose the future king Ethelbald visited him again. At that time he was persecuted by the reigning king and abandoned by everybody. Guthlac encouraged him, saying that God would help him to succeed to the throne, but for this he should be patient and indulgent to others, to forgive all his enemies. &ldquoDo not fear, but be steadfast, for the Lord is your Helper&rdquo. This phrase he used to repeat to others as well, encouraging them to put their hope in God alone in difficult situations. Notably, soon after his death Guthlac appeared to Ethelbald in a vision and reassured him again and repeated his promise. And soon Ethelbald became king and in gratitude for Guthlac&rsquos miraculous help he ordered the building of a monastery on the site of the heroic spiritual battles of Guthlac.

Eight days before his repose Guthlac fell seriously ill. He started preparing for his meeting with the Creator. He fell ill in Holy Week and died on the Bright Wednesday 714. His faithful servant Bettelin was with him during the days of his sickness. On Easter Sunday in spite of his grave illness Guthlac offered up thanks to God and served the Liturgy, after which he delivered an extremely inspired sermon. The day before his demise Guthlac gave his last instructions to Bettelin and ordered him upon his death to go to his sister&rsquos hermitage and ask her to arrange his funeral. Right before his death Guthlac took communion for the last time and took his last breath. At the same moment the whole of his cell was filled with the sweetest aroma, everything around was lit up with an unearthly light (in comparison with which the sun was dusk) and the air was filled with the sound of angelic singing.

A stained glass image of St. Pega inside the Peakirk Church

On the same day Bettelin came to the hermitage of Pega, Guthlac&rsquos sister, who had lived for many years as an anchoress in a place now called Peakirk in present-day Cambridgeshire near the city of Peterborough. (Today this village, which means &ldquoPega&rsquos church&rdquo, has a parish church dedicated to St. Pega). Both Pega and Bettelin then sailed down the Welland to Guthlac&rsquos hermitage. It was said that on the way Pega cured a blind man in the present-day town of Wisbech in Cambridgeshire which indicates that the sister of such a great saint was a wonder-worker as well. On their arrival in Crowland the companions discovered that the whole island and the saint&rsquos dwelling were covered with the brightest light that only could be imagined and the fragrance around could only be compared with ambrosia and honey. Pega buried the body of her saintly brother in his chapel on the third day of his death, and she inherited his personal Psalter and scourge for casting out demons which she was later to donate to Crowland Abbey and they were kept there as great relics.

Crowland Abbey in Lincolnshire-the site of St. Guthlac's hermitage

Many miracles occurred in the first year near Guthlac&rsquos grave. A year after his death had passed, Pega decided to translate her brother&rsquos body into a new coffin. The maiden of Christ invited many clergy and together they opened the tomb. They were so surprised that for some while they could not say a word: the body of the saint was absolutely intact, by his look and flexibility of his limbs he resembled a sleeping man, rather than a dead man and all the garments on him were absolutely unchanged as if he had been dressed in them on the same day. Everybody thanked God for His miracles and translated the relics into a new coffin which was installed in a place of honor in the chapel (later in the abbey church). It was said that Pega later (in c. 719) made a pilgrimage to Rome where she died and was buried. In the medieval period it was recorded that her relics rested inside an unnamed church of Rome and there were reports of miracles from them (her feast-day is January 8/21).

Inside the Crowland Abbey

Veneration for St. Guthlac flourished throughout the Middle Ages. The Abbey of the Virgin Mary, St. Bartholomew and St. Guthlac grew into a large and prosperous monastery which every year received thousands of pilgrims who venerated the relics of St. Guthlac and other saints that were kept there, with countless cases of miracles. In the 9th century King Wiglaf of Mercia and Archbishop Ceolnoth of Canterbury (as writes David Farmer) especially venerated Guthlac who cured the latter from ague. In about 870 the pagan Danish invaders attacked Crowland Abbey and looted it, killing the Holy Abbot Theodore (whose head is kept and venerated in the Abbey Church of Crowland to this day) with many monks when they were serving the Liturgy and since then all of them have been venerated as martyrs.

However, in the following century the abbey was restored by the saintly Abbot Thurketyl (of Danish origin: 787-875, feast&mdashJuly 11) who at the same time was its great benefactor. Soon afterwards both the popular and liturgical veneration of Guthlac spread all over England and petitions were offered up to him in all the dioceses of the English Church. At least nine ancient churches were dedicated to him and later a small Augustinian monastery in honor of Guthlac was founded in the city of Hereford. In 1136 the new translation of St. Guthlac&rsquos relics into a richly embellished shrine took place (by that time, after 1066, Crowland had become Roman Catholic). The famous &ldquoCrowland Chronicle&rdquo was written by the monks of Crowland and was of a considerable renown. Notably, it was one of the abbots of Crowland, John Litlington, who founded Magdalene College in Cambridge in about 1428.

Sabine Baring-Gould (1834-1924: an Anglican priest from Devon and a hagiographer, hymnographer, novelist, researcher of English folklore, folk songs, lives of ancient local saints and medieval legends) wrote that St. Guthlac is considered as the spiritual father of the University of Cambridge. John Clare (1793-1864: an English poet who devoted his poetry mainly to nature) dedicated one of his sonnets to Crowland Abbey. The Abbey was always noted for its bells, and the first &ldquotuned peal&rdquo in England was performed precisely in this Abbey.

Unfortunately, in 1539 by order of Henry VIII Crowland Abbey had been dissolved together with many other English monasteries and the relics of Guthlac were most probably destroyed. However, popular veneration for him has never ceased and in recent times he has been again been venerated by Christians of different denominations living in England. The present large Abbey Church of Crowland is a part of the original huge monastery church. The abbey is very attractive both inside and outside and, among other things, contains some medieval sculptures relating the life of Guthlac. Around the abbey there are ancient monastic ruins and the former west façade of the holy monastery.

Some Anglican churches (besides Crowland Abbey) are currently dedicated to Guthlac in the following places: Astwick in Bedfordshire, Branston in Leicestershire, Fishtoft in Lincolnshire (Fishtoft is situated on the site of one of the former isles of the Fens the church tower has a medieval statue of the saint and ruins of the ancient priory cell can be found nearby), Knighton in Leicestershire, Little Ponton in Lincolnshire, Market Deeping in Lincolnshire, Passenham in Northamptonshire, Stathern in Leicestershire, Little Cowarne in Herefordshire. The Catholic Church of St. Mary and St. Guthlac is situated in the village of Deeping St James in Lincolnshire.

Church of St. Guthlac in Stathern, Leicestershire

Pilgrim

Guthlac was a descendant of the royal house of Mercia, and born in the region of the Mid-Angles. His childhood was remarkably innocent and devout but as he advanced towards man’s estate, he eagerly took up the profession of arms, collected a band of followers, engaged in many feuds and petty wars with his rivals and opponents, and from these encounters fathered abundant spoil. At the age of twenty-four his conversion took place, in conseequence of his serious reflections one night on the vanity of the world. This call from God he obeyed without hesitation and without reserve, and leaving all he had, betook himself to the double monastery of Repton, then governed by the Abbess Elfrida. There he received the monastic habit and though the brethren were a little displeased with what they considered his singularities and excessive austerities, still he was greatly esteemed, and lived with much edification.

Guthlac spent two years at Repton, during which he studied assiduously, and then resolved to retire into perfect solitude. For this purpose he chose the Island of Croyland, in the midst of a vast marsh, and began that wonderful life in which he persevered to the end of his course. He experienced frequent and most violent assaults from evil spirits, but was victorious over all, by the grace of God and the help of St Bartholomew, on whose festival he had taken possession of the island. Many miracles were wrought by him and by a singular privilege, beasts and birds and things inanimate were obedient to him. He received frequent visits from Prince Ethelbald, then a persecuted exile, but afterwards the powerful King of Mercia. Guthlac, whose gift of prophecy was most remarkable, predicted his future greatness, but solemnly warned him to forsake his vices, and rule with moderation and justice.

Many others came to visit him for their spiritual benefit, and among them was St Hedda, the Bishop of Dorchester. Sweet and consoling was the conference of the two saints, and at its conclusion St Hedda consecrated the oratory at Croyland, and insisted on promiting St Guthlac to the priesthood, which was done before he quitted the island. Some time before St Guthlac was called to his eternal rest, the holy Edburga, who was now Abbess of Repton, sent him a leaden coffin and a shroud for his burial. After spending fifteen years in his solitude, he was seized by his last short sickness on the Wednesday of Holy Week. He sent a message to his sister, St Pega, to say that it had been no lack of brotherly love which had kept him from seeing her in this life, but a desire that they might meet with more joy in the world to come but that she should now come and preside at his burial. He predicted the exact day of his death, and left with his attendant a secret message for his sister and his friend Egbert, to the effect that for a long time he had been visited morning and evening by an angel, from whom he had received great light and the knowledge of future events.

On the Wednesday of Easter Week, he himself took the Holy Viaticum from his altar, and, as he foretold, gave up his soul to God with great joy. Angelic songs were heard in the island, and the sweet odours of sanctity were sensibly perceived by those present. St Pega came, as invited, to order the burial of the Saint. Ethelbald was overwhelmed with sorrow at the loss of his saintly father, and when the sacred body was translated after twelve months, and found entirely incorrupt, erected a beautiful monument over it and a little later, when he was King, founded the great Abbey of Croyland (Crowland). St Guthlac had four holy disciples living in separate cells near him. They were Cissa, from whom Feliz the writer of his life gained much information St Bethlin, honoured at Stafford Egbert, the saint’s especial friend and Tatwine. They continued to live in the same way even after the foundation of the Abbey.

Troparion of St Guthlac (Tone 4)Father Guthlac you followed the ways of the prophet Elijah,/ and the straight path of the Forerunner./ You became a dweller in the cisterns* of Croyland/ and in that wilderness brought forth fruit an hundredfold both conquering the demons and healing the sick./ Intercede with Christ our God that our souls may be saved.

Kontakion of St Guthlac (Tone 2)

You abandoned royal estates and the life of a warrior to live by silence and prayer,/ by this you inspired the English peoples, holy Father Guthlac./ Wherefore we acclaim you/ as the father of English monasticism.

    , prayers to Guthlac , Gradual of Crowland Abbey , Lives of Cuthbert in prose and verse, with services for Cuthbert, Benedict and Guthlac with musical notation , cartulary of St Guthlac’s Priory, Hereford

I haven’t included several medieval calendars and litanies, if that is the manuscript’s only reference to him.


Guthlac

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Biographie

Guthlac is one of the most famous saints from the early period of Christianity in Britain.

Guthlac&rsquos early life and religious conversion

Guthlac was from a tribe named the Guthlacingas who lived in the Anglo-Saxon kingdom of Mercia. In the earliest account of his life by the monk, Felix, we hear that Guthlac was born around 674, roughly one year later than Bede, and died in 715.

As a young man Guthlac was a warrior in the Mercian borderlands. After nine years of fighting, however, he experienced a religious conversion. He gave up his life as a soldier, and became a monk at the abbey of Repton for two years. While there he was disliked by his fellow monks on account of his desire for a penitential life and his abstinence from alcohol. Feeling that that he needed isolation in order to better contemplate God, Guthlac retreated to the fens &ndash then a marshy, unpopulated region in eastern England &ndash and took up residence in an ancient burial mound which had been partially excavated by treasure-hunters.

Life as a religious hermit

By choosing isolation, Guthlac was seeking to emulate the so-called &lsquoDesert Fathers&rsquo. These were hermits, monks and ascetics who lived in the desert in Egypt in the 3rd century, in the very early days of Christianity. For Guthlac, the marshy fens were a kind of English desert &ndash a place of solitude where he would have to endure physical trials. He spent 15 years in the burial mound which was on an island in the middle of a marsh &ndash now modern-day Crowland in Lincolnshire, where an abbey was founded in the 8th century. Guthlac lived a life of penance: he fasted every day, only eating barley bread and drinking marshy water in the evenings, and wore simple animal skins for clothing. He was often tormented by demons and the descriptions of these devils in the earliest account of his life are vivid and terrifying.

Like many of the Desert Fathers, Guthlac was revered as a holy man and a spiritual counsellor. He was visited in his cell by various people seeking his advice including Bishop Headda, who was made Bishop of Leicester in 709, the Abbess Ecgburgh who was the daughter of King Aldwulf of the East Angles and, perhaps most important of all, the Mercian king, Æthelbald (r. 716&ndash757).

A series of miracles

During his life, many miracles were associated with Guthlac. Sources tell us of how he was able to predict the actions of birds and animals, who would come to his call. According to Felix, two swallows came to nest in Guthlac&rsquos cell every year. They would enter his home, sit on his shoulders, sing a song and afterwards seek a sign from the saint about where they should build their nest. A year after he died, Guthlac&rsquos sister Pega opened his grave and found the saint&rsquos body miraculously uncorrupted. It was subsequently moved to a shrine which became a place of veneration.

Legacy and writings about Guthlac

Surviving manuscripts reveal that Guthlac&rsquos cult was enormously popular. Two Old English poems about him survive in the Exeter Book, he is the subject of a homily in the Vercelli Book and he is mentioned in the Anglo-Saxon Chronicle. Even after the Anglo-Saxon period, and long after his death, his cult still had widespread appeal. He is the subject of a beautiful illustrated manuscript roll dated to the late 12th or 13th century, and the South English Legendary contains a poem about him.

Further information about the life of Guthlac can be found here via the Oxford Dictionary of National Biography.


Saint Guthlac, Warrior and Hermit

2020 marks the 20 th anniversary of the founding of the Thurcaston and Cropston Local History Society. We celebrated this anniversary with a glass of bubbly at the beginning of this first meeting of 2020, which was also our first meeting in our new venue, Thurcaston Memorial Hall. (Membership has increased so much over the years that we needed to change our venue!) With the increased space, we were able to make use of our display boards, focussing on two Saxon artefacts, discovered locally by the late Mr Brian Kimberley and donated by him to the care of the Society. It was good to have space to see them and to find out all about them.

Our meeting focussed on Saint Guthlac, Warrior and Hermit. Speaker Douglas Clinton introduced us to this ‘local’ saint via his timeline and his family tree. Guthlac (c. 674 - 714) was the son of a nobleman in the English kingdom of Mercia. His sister Pega is also venerated as a Saint. As a young man, Guthlac fought in the army of Æthelred of Mercia, fighting the British on the borders of Wales. At the age of 24, he became a monk at Repton Monastery, Derbyshire. Two years later he sought to live the life of a hermit, moving to the island of Croyland, now Crowland, on St Bartholomew's Day AD 699. Crowland then was an uninhabited island, accessible only by boat, and deep in the wild and desolate marshland separating Mercia and East Anglia. Here Guthlac built a shelter, cut into the side of a burial-mound, in which he lived austerely for the rest of his life. We are told he was tormented by demons, but consoled by visions of angels. His reputation for sanctity and for performing miraculous healings spread far afield and continued to grow after his death. (For much of our knowledge of Guthlac, we are indebted to Saint Felix, his life-long friend, whose biography of Guthlac was written c. 735.)

Guthlac’s sister Pega became an anchorite, and, according to a thirteenth-century writer, initially lived near Guthlac at Crowland. On one occasion, apparently, the devil took her form and tried to persuade Guthlac to break his vow never to eat before sunset. To prevent further attempts of this nature, Guthlac ordered Pega to leave the island. She did, and they never met again. She became a solitary in the neighbourhood of Crowland, and Peakirk, Pega's Church, is named for her. The Feast Day of St. Guthlac is April 11th. He is often depicted with St. Bartholomew, his patron, who gave him a scourge with which to do penance and to defeat the demons.

Several Leicestershire and Lincolnshire churches are dedicated to St Guthlac, most recently the church of St Guthlac in Knighton, Leicester. Knighton lies at the northernmost edge of Guthlaxton, an ancient hundred of Leicestershire. At the time of the Domesday Book, Guthlaxton was one of Leicestershire's four wapentakes, an Anglo-Saxon administrative district. It covered a large area, including Market Bosworth, Hinckley, Lutterworth and Wigston Magna. The wapentake’s original meeting place was at ‘Guthlac’s stone’, which was apparently sited next to the Fosse Way.